Coq de roche orange

Qui ?

Cet oiseau au plumage aussi improbable que somptueux est confiné au plateau des Guyanes et est endémique de cette région. Frugivore, il fréquente les peuplements forestiers primaires et assure un rôle de disséminateur des arbres. Il se reproduit exclusivement dans les abris sous roche ou les grottes, qui offrent aux femelles des sites favorables à la nidification.

Coq de roche orange, Guyane, M. Dechelle

Coq de roche orange, Guyane, M. Dechelle
Crédits : Maxime Dechelle

En période de reproduction, entre décembre et juin, les mâles se regroupent sur des sites de parade appelés leks. Ils se rassemblent à raison de 5 à 10 mâles, parfois plus, dans une zone n’excédant pas 200 mètres carrés.

Pourquoi ?

L’espèce est une priorité de conservation régionale (ORGFH), la rareté des sites de reproduction et sa répartition discontinue rendant ses populations fragiles. Elle est aussi menacée par l’intérêt économique de ses habitats pour les activités minières et forestières. Le coq de roche orange est également une espèce victime du trafic d’animaux. Douze zones de reproduction, sur lesquelles l’espèce a été observée ou des indices de reproduction trouvés, sont connues en Guyane. Deux de ces zones, situées sur la bande littorale (Montagne de Kaw et Montagnes Petites Tortues), sont facilement accessibles et donc exposées aux activités anthropiques (exploitation aurifère, forestière, braconnage, déforestation illégale, tourisme de vision non encadré). La 3ème zone ciblée par le projet, les Monts d’Atachi- Bakka, est en zone de libre adhésion au Parc amazonien de Guyane et présente un potentiel touristique.

Nos actions

Dans un premier temps, il s’agira d’identifier les grottes de reproduction et les habitats d’alimentation les plus menacés dans les trois zones ciblées. Des prospections, des enquêtes auprès des usagers, ainsi que le baguage et le radio-pistage des colonies connues complèteront les connaissances sur la localisation, l’écologie et la dynamique des populations. La hiérarchisation des menaces sur ces populations permettra de définir des priorités de conservation. Ce diagnostic scientifique sera réalisé en collaboration avec la DEAL, l’ONF, les exploitants miniers et forestiers et les opérateurs touristiques, dont les contraintes et objectifs seront pris en compte. Un processus de concertation sera mené, visant la protection, l’aménagement ou la mise en place de pratiques d’exploitation moins impactantes pour l’espèce. Les mesures mises en place feront l’objet d’une évaluation continue au cours du projet.

Restituer, impliquer, sensibiliser

Un cycle de formation pour les opérateurs touristiques, une plaquette de sensibilisation pour les usagers des trois massifs concernés, et un guide technique de bonnes pratiques de gestion seront édités en français, anglais et espagnol.

 

 

Documents techniques du Life+ CAP DOM